SIGILA

Plus de vingt ans déjà, un bel exploit pour cette revue franco-portugaise qui ausculte patiemment tous les semestres les arcanes du secret. Chaque livraison divulgue un pan de ce continent obscur en déroulant le fil des mystères au prisme d’un examen transdisciplinaire. Ainsi furent abordés dans les numéros précédents : la disparition, le silence, l’indiscrétion, la dissimulation, l’énigme … autant de thématiques qui illustrent le champ illimité des entrelacs de l’ombre. Cette fois, l’angle de vision se focalise sur le territoire fertile de l’anonymat. Sont conviés, entre autres, sous l’œil sagace des critiques : un roman sans nom d’auteur du XVIe siècle portugais, un collectif d’artistes caché sous le titre Présence Panchounette qui fit couler beaucoup d’encre dans les années 80, le travail des éditeurs inconnus des Pensées de Pascal au siècle des Lumières sans oublier un poème de l’immense Eugénio de Andrade. N’en disons pas davantage, révélons juste que Sigila dérive tout naturellement d’un mot portugais désignant le secret. Le lecteur dûment intrigué pourra se reporter à la table des matières consultable sur le site de la revue afin d’avoir un aperçu de ce festin de paroles.

©BR, RDDM Février 2020, Sigila, l’anonyme n° 43 printemps-été 2019, Gris France, 192 p.

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